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Nora. B,

Nora. B

Artiste peintre collagiste

mardi 6 septembre 2005, par Webmaster

Pendant ses études ? l’école du Louvre, Nora. B assiste Robert Combas puis Didier Semin avec qui elle découvre le travail de Gaston Chaissac. Elle travaille deux années durant ? la galerie de Jean Soustiel (céramique islamique).

Pendant ses études à l’école du Louvre, Nora. B assiste Robert Combas puis Didier Semin avec qui elle découvre le travail de Gaston Chaissac. Elle travaille deux années durant à la galerie de Jean Soustiel (céramique islamique).

Ces dernières années Nora. B a développé un formidable travail de collagiste. Sa matière première : les cartes postales publicitaires. Celles-ci sont découpées, collées, peintes à l’acrylique, la gouache. Elle utilise aussi le pochoir. Une profusion de couleurs éclatantes et optimistes. Elle détourne les myriades d’images publicitaires de leurs fonctions premières, se joue des sens et des signes, des clichés et des stéréotypes, les déforme, les dissèque. Elle décompose, compose, assemble et réassemble ces images pour en faire naître de nouvelles.
Itinéraire d’une artiste douée
Née au Maroc, Nora. B a passé son enfance et son adolescence au sein d’une grande famille à Mekhnès dans une belle maison de la médina décorée artisanalement par le grand-père paternel architecte, décorateur et notable.
Ses yeux ont été habitués dès la naissance aux somptueuses couleurs des mosaïques du patio, aux arabesques chaudes des multiples portes décorées avec des teintes obtenues à partir d’un savant mélange de jaune d’œuf d’autruche, de safran, de piment, de henné et autres pigments naturels.
Elle a grandi, frêle et curieuse au milieu de femmes et d’enfants, solitaire et rêveuse, avide de savoirs et de lecture, bavarde et silencieuse, un peu étrangère et secrète avec des ambitions multiples et le désir de reconnaissance, d’affirmation enracinée en elle. Lire, investir les bibliothèques, écrire, dessiner, décorer, créer, exprimer, inventer et sortir des sentiers battus à la recherche d’une réalisation de soi, en harmonie avec son être profond l’ont animé en permanence.
En 1983, elle rencontre un collectionneur d’art avec lequel elle se lie d’amitié et ce dernier lui fait connaître le travail de Gaston Chaissac pour qui elle a depuis une grande admiration. Il lui fait aussi rencontrer Robert Combas, pour lequel elle va travailler pendant sept ans. Ensuite elle travaille pendant deux ans avec J. Soustiel, dans sa boutique de céramique islamique. Pendant cette période d’apprentissage, au contact des artistes à Paris et en province : Nora. B découvre et s’émerveille face à la peinture, à l’écoute de la poésie, admirative du théâtre et touchée par la littérature : toutes ces formes d’expression la sollicitent.
L’ami collectionneur l’encourage à peindre. Mais Nora. B ne se sent pas encore prête. Elle va voguer à la recherche d’un rivage où arrimer. Elle le trouvera dans la peinture et le collage alors qu’elle errait par les chemins, à la recherche d’un idéal qui sublimerait la quête de réalisation de soi.


Synthèse de trois cultures, berbère, arabe et européenne, Nora. B est ancrée dans la culture française, elle est aussi à la quête d’autre chose. Elle cherche à nourrir sa différence essentiellement pour exister dit-elle, puisqu’elle a été longtemps laissée sur le bord de la route.

En 2000, elle aborde en autodidacte le monde de l’art et décide de ne plus se laisser se divertir, ni de se consacrer à autre chose qu’à sa propre création. Elle découvre différentes techniques notamment le collage avant de se fixer sur la peinture, essentiellement à l’huile, matière privilégiée pour l’expression de sa sensibilité. Les expositions vont alors se succéder à Paris et en province. Depuis, son talent ne cesse de s’affirmer à travers la variété croissante de ses thèmes et de sa palette. L’authenticité de son travail est attestée par le renouvellement et la diversité de son œuvre.
Aujourd’hui, sa démarche s’est approfondie, entraînant une modification dans la technique de production des formes. Avec le passage du petit au grand format et du collage à l’huile, les signes Pop art se sont mis en arrière plan pour céder la place à d’autres formes inspirées des icônes byzantines. Irène Chamo Tassai, journaliste critique d’art, mai 2005."


Nora. B http://norabe.blogspirit.com


Par : shoma_b@hotmail.com

Voir en ligne : Nora. B

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