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L’aquarelle : ? la recherche de la lumi ?re

Exposition

mardi 7 octobre 2008, par Webmaster

Dessin, pastel, aquarelle, huile : le choix de telle ou telle technique ne peut laisser indifférent… Pour ma part, je préfère « peindre à l’aquarelle »… « Peindre à l’aquarelle » ? Il s’agit en fait d’une « façon de peindre », une pratique de l’art qui consiste à étendre sur le papier blanc des pigments détrempés à l’eau – beaucoup, beaucoup d’eau pour ce qui me concerne – en ménageant le blanc du papier pour faire émerger la lumière.
Une technique qui permet, par sa spontanéité et la fluidité des tons, de saisir les chemins de lumière qui sont dans la nature.
Si l’aquarelle est parfois, encore, considérée comme un genre plaisant, voire mineur – une distraction – je vais cependant, comme d’autres, à contrecourant de cette tendance par un traitement singulier de cette technique ; une technique subtile nécessitant, certes méthode et grande rigueur, mais dont les possibilités de traitement et d’expression – comparées à celles que procurent d’autres procédés – sont très larges, adaptées à la sensibilité, à la créativité, et au besoin de liberté de chacun.
Je suis plutôt attiré par la nature dont la permanente beauté m’équilibre et me ressource dans notre univers de fracas. Les arbres, les champs, les fleurs, les lieux gorgés d’eau constituent ainsi mes sujets favoris : j’y recherche la lumière. Je choisis mes sujets très patiemment dans la nature, ceux qui m’accrochent par leur personnalité, ceux qui m’apprivoisent ; alors je les dessine en masse, à la mine de plomb, plusieurs fois de suite, pour m’en imprégner, m’y intégrer, en dégager les lignes et les contrastes. Je pose le dessin en noir et blanc terminé à côté de moi pour constituer un guide, un filtre, entre la nature et moi-même, un filtre qui va alors me permettre de « me jeter à l’eau » résolument, avec mes jus de pigments – et parfois le tracas – généralement sans trace préalable, sur le papier blanc, tendu. Ainsi je dessine et je peins le plus possible en plein air, en contact intime avec la nature, afin de traduire « l’esprit du lieu », en composant avec le soleil, l’air du temps, et moi-même !
Des conditions qui me permettent de mieux exprimer « ce que je vois, moi » ; avec de l’eau posée ou diffusée sur le papier blanc ; de l’eau que je charge de pigments mélangés – ma cuisine personnelle – qui vont interagir ; de l’eau avec laquelle je joue, afin d’attraper l’insaisissable et de libérer une image.
Georges Fournier - juillet 2008

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